C’est peut-être la tradition hospitalière, la diatiguiya, du Mali qui a poussé Manjul à y poser ses valises, après une jeunesse à Barbès, des voyages dans l’Océan Indien et un penchant naturel pour la mystique des aventures sonores jamaïcaines, côté Perry ou King Tubby. En 5 ans, le multi-instrumentiste, chanteur et surtout ingénieux du son a réussi à y planter ses racines et son studio.
Alors que son premier album conviait Amadou et Mariam ou Tiken Jah, ce deuxième trip dub nous emmène encore plus loin dans la tradition malienne avec en guest Adama Yolomba, Assetou Kanouté ou le prometteur reggaeman guinéen Takana Zion. Kora, n’goni, balafon ou l’envoûtante flûte peule y sont l’écho et la profondeur d’une vibration nouvelle, et le dub trouve enfin son chemin en Afrique.